août 17

Faute N°1 Le spectateur ne peut pas le savoir…..

Une faute récurrente dans les scénarios de débutant, le scénariste ne pense pas qu’il faut tout expliquer par l’image et non par les mots. Par exemple, on écrit pas dans la description de la scène « Julie aime Jean » il faut le suggérer à l’écran, ainsi « Julie aime Jean » devient « Julie sourit tendrement à Jean ».
Cette faute est très fréquente quant aux relations de parenté entre les différents personnages.

Faute N°2 Le bout à bout.

C’est une faute de structure. Le scénario n’est qu’une continuité linéaire de scènes mises bout à bout sans lien et relation. Le scénario ressemble alors à une sorte de patchwork d’histoire. Un bon scénario est un scénario constitué de scènes entrelacées avec toutes une cohérence entre elles.

Faute N°3 « Sans surprise » et « Faux suspense ».

Une faute grave qui en général efface toutes les qualités d’un scénario puisqu’elle touche la finalité du scénario. Il faut que la sensibilité du spectateur soit touchée. Hors si le spectateur ne ressent rien faute d’originalité ou faute de suspense « qui vaut le coup », votre scénario peut être très décevant et sans utilité. Le film « Incassable » montre parfaitement cette faute : tout au long du film le scénariste nous tient en haleine avec une intrigue basée sur les deux personnages et finalement la fin (que l’on a facilement devinée la plupart du temps) est sans grande surprise et intérêt par rapport à l’histoire même.

Faute N°4 La faute de temps.

Un scénario doit être écrit au présent et non au passé. Exemple : « Jean se leva » devient « Jean se lève ». En général cette faute même si elle n’est pas fondamentale reflète l’état d’esprit du scénariste, sa manière de penser l’écriture. Elle peut entraîner d’autres fautes internes aux scénarios. Le scénariste qui a tendance à écrire au passé commet la faute N°1.

Faute N°5 La coïncidence.

Autant un personnage plongé très rapidement dans une situation difficile par une coïncidence, sera facilement pardonné ou du moins oublié par le spectateur du fait de l’envie de connaître la suite, autant un personnage qui se sort d’une situation trop rapidement et avec facilité vous sera très vite reproché du fait de la déception que ce manque d’originalité et cette paresse de l’imagination peuvent entraîner.

Faute N°6 « Le cheveux dans la soupe ».

Un événement auquel le spectateur n’est pas préparé peut entraîner une coupure de la cohérence du scénario. Cette faute est très fréquemment commise par le scénariste qui n’aura pas la patience de « finir » (dans le sens de finition) son scénario. Elle se situe souvent à la fin du scénario.

Faute N°7 La « mort subite du scénario ».

La fin vient là où le spectateur ne s’y attend pas et le laisse sur sa fin. Cette faute sera commise par un scénariste qui n’aura par structuré scène par scène son scénario. Le plus dur dans un scénario c’est de trouver le début et la fin et de relier ces deux événements par une intrigue logique.

Faute N°8 La faute de rythme.

Le rythme d’un scénario est constitué principalement par l’action et l’émotion des personnages. Passer d’une émotion de peur à une émotion de bien-être pour un personnage sans explications plausibles et trop vite sera considéré comme une faute.

Faute N°9 La faute de « dialogue parlé ».

La structure dialogué fonctionne entre les personnages. Un personnage parle à un autre personnage et non au spectateur. Le scénariste aura tendance à commettre cette faute quand il ne sera pas comment suggérer un fait par l’image. Exemple:

Jean et Julie sont dans un canapé et regarde la télé.
Jean
« Je vais changer de chaîne parce que je ne me sens pas bien »
Marie
« oui si tu veux »

Ici Jean ne parle pas à Marie mais au spectateur dans le but de lui faire passer le message qu’il ne se sent pas bien : pensez-vous que dans la réalité on parle comme cela?…
Cette scène peut devenir :

Jean se gratte la tête, se retourne, s’agite.
Jean
« Est ce que je peux changer de chaîne? »
Marie
« Si tu veux, ça va pas? »